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Les conférences familiales

LES CONFÉRENCES FAMILIALES

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> Une méthode de prise de décision : L’empowerment
Cette méthode de prise de décision par la famille sur les affaires la concernant, est inspirée des pratiques traditionnelles des Maori de Nouvelle-Zélande.
En aidant les parents à élaborer eux-mêmes la décision la plus favorable à leurs enfants, les conférences familiales apportent une alternative singulière et innovante, notamment face à l’enlisement et à la surjudiciarisation des situations dans lesquelles il s’agit d’aider les familles à protéger leurs enfants.

Les travaux de validation internationaux menés depuis les premières expériences en 1988 confirment que la pratique des conférences familiales favorise le développement des capacités de résolution des problèmes par les familles (Burford, Hudson, 2000).

Les pratiques actuelles s’appuient sur le renforcement des capacités parentales et sont plutôt couramment basées sur le concept de participativité des parents.
Ainsi, on considère que l’aide sociale est efficace lorsque son bénéficiaire participe aux orientations prises par cette aide. L’usager est ici convié à prendre une part active, mais cela ne veut pas dire pour autant qu’on lui restitue l’initiative de la décision qui sera prise à son sujet !
La France reste déraisonnablement attachée à la maîtrise du pouvoir par les autorités administratifs et judiciaires, ou par les professionnels.
- L’usager est dépossédé du pouvoir de l’initiative.
- L’approche participative est restrictive car elle sous-tend que la direction des opérations appartient à l’Institution.

Le concept d’Empowerment : Le Family Group Conferencing est fondé sur le concept d’empowerment.
Le concept d’empowerment est plus efficace dans le travail avec les familles, que ne l’est le concept de participativité, car participer n’est pas diriger.
Paul Ban l’exprime clairement : « L’empowerment restitue le pouvoir à la famille. »

L’empowerment a été défini en 1990 par Julian Rappaport comme un engagement à
« identifier, faciliter ou créer des contextes dans lesquels des personnes restées jusqu’à présent silencieuses et isolées, celles qui demeurent des “outsiders” dans les différents lieux, organisations et communautés, gagnent de la compréhension, de la parole, et de l’influence sur les décisions qui affectent leurs vies. »
(Kemp, Whittaker, Tracy, 2000, p.74).

Les conférences apportent aux familles démunies un véritable pouvoir d’action et à ceux qui les soutiennent, l’opportunité d’une prise de contrôle sur un événement significatif de leurs vies. » (Pranis, 2000, p.47).

>Le processus
La conférence familiale réunit, dans un même lieu, une famille avec des professionnels pour discuter des besoins de santé et d’éducation d’un enfant qui vit une situation dite de danger.
Les membres de la famille sont préparés à cette rencontre, par un facilitateur indépendant.
La préparation peut s’étendre sur deux à trois semaines ; elle nécessite que le facilitateur rende visite ou téléphone aux membres de la famille élargie et aux différents professionnels impliqués.
Le temps de préparation s’appuie sur une personne clef du groupe familial, pour déterminer le choix des participants.

La rencontre proprement dite a lieu en trois phases :
• 1- le partage des informations ;
• 2- le temps de délibération privé ;
• 3- la discussion de mise en œuvre du plan d’action.

1. Pendant l’étape du partage des informations, les différents professionnels qui ont eu à intervenir auprès de l’enfant et de la famille, ou encore ceux qui sont détenteurs d’informations significatives au regard des particularités légales de la situation ou du repérage des ressources requises, apportent tour à tour leurs informations à la famille en évitant d’avoir recours au jargon professionnel.

Le facilitateur incite la famille à poser des questions aux professionnels, l’objectif étant que la famille dispose d’une information suffisante pour élaborer des décisions pertinentes lors du temps de délibération privé.

2. Durant le temps de délibérations privées, tous les professionnels quittent la salle pour permettre à la famille de parler librement des problèmes, à la résolution desquels chacun a été convié. Elle peut solliciter si elle le souhaite le soutien du facilitateur, qui aura un rôle de soutien et d’aide à la synthèse des différentes interventions des professionnels.
Avant de quitter la salle au moment du temps privé, le facilitateur remet à la famille une série de questions en lien avec les informations apportées par les professionnels.
La famille discute des informations et établit un projet à même d’assurer la protection des enfants.

3. Les professionnels et le facilitateur, quand celui-ci n’a pas participé aux délibérations privées, sont rappelés dans la salle pour reprendre la discussion et aider à la mise en œuvre de la décision familiale.
Des réunions d’accompagnement ont lieu régulièrement afin de vérifier que les professionnels et la famille maintiennent ensemble leurs engagements dans la réalisation du projet.






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